La France va valider dans les semaines à venir le 35ème budget en déficit.
L'emprunt pour rembourser la dette de la France représente 190 milliards d’euros soir 500 millions par jour.
Le déficit 2010 sera de 152 millions.
Dans la presse nous entendons parler de budget pour 2011, suivant le commentateur ou son opinion politique :
- de rigueur
- d’effort sans précédent
- d’inégalité
- de sacrifices toujours demandés aux mêmes etc…
Ils ont tous raison à leur manière.
Les choix budgétaires sont importants et ceux qui me connaissent savent l’importance que j’attache à ce domaine.
Lorsqu’on analyse la réalité, hors de l’artifice communication, on se rencontre qu’en réalité, l’effort fait est minime, largement insuffisant et uniquement tape à l’œil à cause de l’arrivée des échéances électorales.
(rappelons les sénatoriales de 2011, les présidentielles et législatives de 2012 etc..)
En 2011, le déficit sera de 92 milliards contre 152 cette année soit 60 milliards d’écart ce qui, peut paraître important.
Concrètement sur ces 60 milliards « d’économies » :
48 sont liés à la fin du grand emprunt, à la réforme de la taxe professionnelle (2ème année moins coûteuse) et au plan de relance.
Sur les 12 milliards restants, 6 sont des rentrées fiscales prévues par la croissance envisagée, 3 sur le rabotage des niches fiscales et 3 sur le train de vie de l’état.
En fait 1% des dépenses globales ce qui équivaut au niveau de l’inflation.
Un patron d’entreprise qui présenterait un tel budget se verrait rire au nez tellement cet effort est ridicule.
Ce budget est pour moi un budget au minima pour rassurer les marchés, les instances européennes et les agences de cotation.
Mais surtout préserver les échéances électorales à venir.
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